Composition3p

Chants de la messe pontificale

L'ornement musical

Le chant est l'un des moyens les plus efficaces pour imprimer dans les cœurs les vérités spirituelles. En interprétant et en exprimant le sens profond du texte sacré auquel elle est intimement liée, la musique sacrée va soutenir la liturgie, afin que les fidèles soient mieux préparés à accueillir en eux-mêmes les fruits de la grâce, qui sont le propre des célébrations des saints mystères.  

Ci-dessous quelques extraits sonores de la Messe Pontificale

La prise de son a été effectuée en « live » le 5 février 2017 dans un environnement naturel. C'est un témoignage sonore qui n’a aucune prétention professionnelle. Il s’agit d’un souvenir paroissial. Le répertoire musical est assuré par les acteurs de la Paroisse de la Croix Glorieuse.

Voici un extrait de l'Introït de la messe pontificale du 5 février 2017 :

 

Du Kyrie

On chante par neuf fois à l’honneur des neuf chœurs angéliques : Kyrie eleison , ce qui exprime les sentiments des anges et des prophètes au temps de l’ancienne Loi. Le Kyrie signifie les soupirs et les larmes des prophètes gémissant et faisant pénitence pour les péchés des hommes.

 

Après s'être reconnu pécheur, le chrétien purifié par le repentir et la conscience de son état de pécheur peut alors suivre l'ensemble de la Messe, de la Célébration, écouter la Parole de Dieu, et s'avancer vers Dieu et communier, car après le Kyrie les péchés véniels des fidèles sont remis. En effet le Christ affirme que le péché n'est pas lavé par une ablution, mais par la prière du cœur : Le sacrifice à Dieu, c'est un esprit brisé (Psaume 51).

Du Gloria

Après le Kyrie suit le Gloria in excelsis Deo, pour exprimer que la pénitence des anges n’altère point leur béatitudes, et ne diminue point les louanges qu’ils rendent au Très Haut. Le Gloria est attaché au nom de saint Hilaire, évêque de Poitiers.

 

Hilaire aurait pu le ramener d’Orient où il avait été exilé pour anti-arianisme. Il lui est pieusement attribué à cause, peut-être de sa tonalité antiarienne dans les acclamations de la divinité du Christ que l’on retrouve dans : « Tu solus sanctus ! Tu solus Dominus ! Tu solus altissimus Jesu Christe ! »

Du Benedictus

extrait de HeiligMesse de Joseh Haydn,

La production de Haydn  atteint son apogée dans ses Messes et Oratorios. De ses 14 messes, les huit premières recouvrent une trentaine d’années alors que les six dernières, auxquelles appartient la HeiligMesse, forment un bloc homogène de la plus haute qualité. Composées entre 1796 et 1802, après son retour définitif d’Angleterre, pour l’épouse du prince Nicolas II (1765-1833) passionné de musique sacrée, elles furent toutes données à Eisenstadt, en septembre, selon un rythme annuel. Aucun compositeur de l’importance de Haydn n’avait composé de messes si importantes depuis longtemps. 

 

C’est avec elles qu’il devint – incontestablement – le plus grand compositeur de musique religieuse de la seconde moitié du 18e siècle. Il recueille ici une double tradition ayant atteint son paroxysme : celle de l’opéra et de la symphonie classique. L’équilibre entre l’orchestre et les voix y est absolument parfait. Le Benedictus est un des mouvements les plus remarquables jamais écrit par Haydn pour l’église. Le climat de ferveur intime y est poussé à son paroxysme. Benedictus es. Domine, Deus universi, quia de tua largitate accepimus panem, quem tibi offerimus, fructum terrae et operis manuum hominum, ex quo nobis fiet panis vitae.

Sub tuum praesidium

KV. 198 de W.A. MOZART (1756-1791)

Ce motet en Fa Majeur conserve néanmoins une part de mystère. Daté vraisemblablement de 1774, lorsque Mozart compose à Salzbourg les secondes Litanies de Lorette, ce motet écrit pour deux sopranos est basé sur le texte de l’antienne de l’hymne Nunc Dimittis du « Petit Office » de la Vierge.Dans une sonorité d’une très grande douceur et suavité se réfugient tour à tour premier puis second soprano répétant la même phrase sous la protection de la sainte Mère de Dieu.

 

 

Le second thème du « Nostras deprecationes ne despicias » continue l’alternance jusqu’au « libera nos semper ». Après avoir interpellé cette « virgo gloriosa et benedicta » à la fois souveraine, médiatrice et avocate, la réexposition implore la réconciliation avec le Christ. « Nos commenda tuo Filio » implorent les voix. L’œuvre s’achève dans une bienheureuse sérennité. 

Panis Angelicus de César Franck,

Le Panis Angelicus est l'une des trois hymnes liturgiques écrites par saint Thomas d'Aquin pour la fête du Corps du Christ pour la liturgie eucharistique et la liturgie des heures de l'Église, les deux autres hymnes écrites par Thomas d'Aquin étant l’O Salutaris Hostia et le Tantum Ergo. En 1872, César Franck arrangea l'hymne pour ténor, soprano, orgue, harpe et violoncelle en l'incorporant dans sa Messe à trois voix op. 12. La version de John McCormack interprétée à Dublin en 1932 fut considérée comme le sommet de sa carrière.

Panis angelicus / fit panis hominum; / Dat panis coelicus / figuris terminum: / O res mirabilis! / manducat Dominum / Pauper, servus, et humilis. / Te trina Deitas / unaque poscimus: / Sic nos tu visita, / sicut te colimus; / Per tuas semitas / duc nos quo tendimus, / Ad lucem quam inhabitas. / Amen.

Le pain de l’ange / Devient le pain des hommes; / Le pain du ciel met fin / aux figures d’hier: / O, mystère admirable! / il mange son seigneur / Le pauvre, l’esclave et l’humble. / O Déité trine et une nous t’en supplions, / visite-nous, tandis que nous t’honorons  / Par tes chemins conduis-nous où nous tendons, / A la lumière que tu habites / Amen

 

Couronne d'Etoiles  Chant de sortie.

Le beau doit nous élever. La fonction de tout art consiste à briser l’espace étroit et angoissant du fini dans lequel est plongé l’homme tant qu’il vit ici-bas, pour ouvrir une sorte de fenêtre à son esprit qui tend vers Dieu. En face d’une culture sans espérance, faites donc sourire sur la terre, sur l’humanité, le reflet de la beauté et de la lumière divine ainsi vous aurez, en aidant l’homme à aimer tout ce qu’il y a de vrai, de noble, de juste, de pur, d’aimable, contribué grandement à l’œuvre de la paix.

Commentaires (1)

catoire pierre
  • 1. catoire pierre | 11/03/2017
De bien jolis chants qui permettent de s'élever et de prendre conscience que la religion est toujours bien vivante dans les cœurs de beaucoup qui ne cèdent pas au découragement engendré aujourd'hui dans un contexte difficile.... Le déroulé de la messe filmé me rappelle le temps où j'étais enfant de cœur avec ma soutane rouge et mon surplis blanc..... Une bouffée d'air pur dans le brouhaha d'aujourd'hui..... Merci.

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau

Date de dernière mise à jour : 15/02/2017