De l'utilisation de l'église Saint-Joseph

Certains s'interrogent sur l'utilisation de l'église pour un spectacle culturel. 
Voici quelques textes de référence :

1. Canon 1210 : 
Ne sera admis dans un lieu sacré que ce qui sert ou favorise le culte, la piété ou la religion, et y sera défendu tout ce qui ne convient pas à la sainteté du lieu. Cependant l’Ordinaire peut permettre occasionnellement d’autres usages qui ne soient pourtant pas contraires à la sainteté du lieu.

2. Guide administratif du diocèse de Strasbourg - Paragraphe I.8 sur les concerts dans les églises :
A notre époque, comme précédemment, l’Eglise catholique porte un intérêt significatif à l’art, particulièrement l’art religieux, et aux artistes. La Lettre du Jean-Paul II aux artistes du 4 avril 1999 en est un très beau témoignage.
La Commission épiscopale de liturgie et de pastorale sacramentelle et le Comité national d’art sacré se préoccupent des relations réciproques entre les communautés ecclésiales et les différentes formes d’art.

Ce document aborde la question des concerts et manifestations culturelles dans les églises.

Pourquoi ce texte ?
Les demandes d’utilisation d’une église ou d’une chapelle, pour y organiser des concerts ou d’autres activités culturelles (expositions, conférences, etc…), sont de plus en plus fréquentes et mettent parfois les organisateurs ou les prêtres dans des situations embarrassantes.

Aussi est-il nécessaire de préciser dans quelles conditions ces activités peuvent être accueillies. Le Conseil permanent des évêques de France, dans une note du 13 décembre 1988, précisait déjà les orientations . Le présent texte vise à en rappeler les grands principes et à préciser les enjeux d’ordre pastoral.

A qui ce texte est-il adressé ?
A Messieurs des curés et prêtres affectataires. Il serait souhaitable qu’ils puissent le communiquer à Messieurs les maires et aux responsables d’associations en vue d’une clarification et d’une harmonisation des pratiques, conformément à la loi civile et à la loi canonique.

Les principes qui guident l’Église
L’esprit de ce document repose sur trois principes :

a. Le caractère particulier des églises
La destination exclusive et permanente (affectation légale) des églises à l’exercice public du culte catholique est reconnue par la loi française .

L’église n’est pas un simple lieu public, une salle disponible pour des réunions de tout genre. Elle est, par destination, le lieu où le peuple de Dieu se rassemble pour écouter la Parole, prier en commun, recevoir les sacrements, célébrer l’eucharistie et le mystère chrétien. Elle est un lieu sacré où chacun peut venir chercher Dieu, se recueillir et adorer la présence du Seigneur. L’église est, dans la cité, un signe de la dimension spirituelle de l’homme et une source d’espérance.

La vraie manière de donner vie à une église est de l’utiliser pour le service essentiel pour lequel elle a été voulue et bâtie, c’est-à-dire la pratique de la religion catholique.

b. L’attention de l’Église catholique à la culture
L’Église se réjouit de tout ce qui peut développer les attitudes d’admiration et de contemplation, de tout ce qui élève l’homme selon le projet de Dieu et contribue à l’ouvrir aux valeurs spirituelles présentes dans la culture.

La foi chrétienne a grandement contribué à la culture. Pour mieux prier et adorer, les ministres du culte et les fidèles ont sollicité les artistes. Ainsi l’art sacré naît de l’expérience chrétienne.

Pour ce qui est de la musique, l’Église a suscité la création d’un répertoire d’une richesse inestimable, et le Concile Vatican II a adressé aux artistes un message fervent :

« Vous tous, artistes… l’Église a, dès longtemps, fait alliance avec vous… Vous l’avez aidée à traduire son divin message dans le langage des formes et des figures, à rendre saisissable le monde invisible. Aujourd’hui comme hier, l’Église a besoin de vous et se tourne vers vous… Ce monde dans lequel nous vivons a besoin de beauté pour ne pas sombrer dans la désespérance. »

La musique demeure ce merveilleux langage dans lequel les hommes peuvent se rencontrer au-delà de leurs divergences.

c. L’attention portée aux associations
L’hospitalité offerte est signe de l’égard porté aux aspirations humaines. C’est pourquoi, l’affectataire peut accueillir des concerts donnés pour l’entretien ou la restauration d’un orgue, ou pour d’autres œuvres, sous certaines conditions, s’ils ne portent pas atteinte au caractère sacré de l’église.

Conséquences de ces principes
L’édifice est affecté au culte catholique. L’affectataire est régulièrement désigné par l’évêque. Il est le responsable de l’utilisation de l’église , même quand la commune en est propriétaire. C’est donc à lui qu’il revient de prendre les décisions d’acceptation ou de refus, en concertation avec la Commission diocésaine compétente nommée par l’évêque.

Les églises peuvent abriter les concerts et manifestations culturelles qui expriment explicitement la spiritualité chrétienne. Elles ne peuvent accueillir que des manifestations culturelles qui ne soient pas contraires à la sainteté du lieu, aux convictions religieuses de la communauté qui s’y réunit et aux exigences d’une authentique culture humaine et chrétienne.

Des demandes de manifestations culturelles se présentent et peuvent être acceptées, pour rendre service à la communauté locale, quand l’église apparaît comme le seul endroit possible (en raison de sa capacité d’accueil, de son orgue, etc…). Elles sont inacceptables quand l’utilisation de l’église a pour seul but d’économiser la location d’une salle ou d’éviter la construction d’un local adapté.

(...)
La liberté d’entrée
Des opérations purement lucratives ne sauraient être cautionnées. Il est normal que les organisateurs accordent aux artistes la juste rémunération à laquelle ils ont droit. Ils doivent aussi supporter les taxes et droits d’auteurs (SACEM).

Mais si le concert a lieu aux heures où les églises sont normalement ouvertes, les conditions d’entrée doivent, autant que possible, permettre l’accès de tous et particulièrement des fidèles qui désirent venir prier ; la participation libre, l’entrée libre, avec collecte ou vente de programmes, peuvent être de bons moyens de rémunérer les artistes.

« Étant donné la diversité des situations, il n’est pas possible d’ériger des normes valables pour toute la France. S’il le juge bon, l’Ordinaire pourra permettre que soit perçue une participation individuelle aux frais, en veillant à ce que les fidèles puissent venir librement prier aux heures habituelles d’ouverture de l’église (n°8) »

(...)
L’organisateur s’engage à faire respecter les lieux, ce qui suppose dignité, tenue, propreté, interdiction de fumer (y compris à la sacristie et à la tribune de l’orgue). Il s’engage à faire respecter tous les lieux où sont célébrés les mystères chrétiens, tout particulièrement l’autel, le tabernacle, le siège de présidence et l’ambon (s’il y a un commentateur, il prendra place ailleurs), la baptistère… La remise en ordre doit se faire dès la fin du concert et les dégâts éventuels réparés.

De son côté, le prêtre retirera les objets habituels du culte. Il sera parfois préférable qu’il transfère le Saint-Sacrement dans un autre endroit approprié. Cependant, il ne retirera pas les objets signifiant que l’église est un lieu chrétien, sacré, et notamment l’autel.

L’enjeu pastoral
Attentif aux motivations de la demande, l’affectataire mesure l’enjeu pastoral de l’acceptation ou du refus de la demande.

Les responsables paroissiaux exercent une fonction pastorale s’ils reçoivent de leur mieux les artistes et les auditeurs, s’ils facilitent la tâche des organisateurs, s’ils offrent aux artistes un vestiaire fermé, s’ils apportent leur concours à la réalisation d’un feuillet qui donne éventuellement la traduction des textes sacrés.

Il semble normal, autant que possible, que ce soit un ministre du culte, ou son représentant, qui accueille les auditeurs.

Une église ne doit pas cesser de signifier la gloire de Dieu et le salut des hommes. La société ne peut que gagner à ce qu’une œuvre soit exécutée dans le cadre pour lequel elle a été composée.
par CG Strasbourg 30 janvier 2026
Qu'est-ce que le temps de la Septuagésime ? Les trois dimanches qui précèdent le mercredi des Cendres forment le temps de la Septuagésime. Quel noms portent les dimanches compris dans cet intervalle ? Les noms de Septuagésime, Sexagésime et Quinquagésime. Littéralement ces mots signifient soixante-dixième — soixantième— cinquantième. Toutefois il désignent le septième, le sixième et cinquième dimanche avant celui de la Passion. Si on emploie ces termes, c’est par similitude de consonance avec le mot quadragésime qui désigne la sainte "quarantaine" du Carême. Quel est l’esprit de l’Eglise dans ces temps de Septuagésime ? C’est un esprit de pénitence. Anciennement, avant que le jeûne du Carême eut été établi uniformément, le jeune commençait à cette époque dans certaines Eglises. V oilà pourquoi ce temps est resté comme un temps d'ascèse, préparatoire à la grande pénitence du Carême. Comment l’Eglise manifeste-t-elle son esprit de pénitence ? 1° Elle supprime l’Alléluia, ainsi que le Gloria in excelsis ; 2° elle prend les ornements violets ; 3° elle choisit des évangiles qui nous rappellent que notre vie n’est pas un temps d’oisiveté et de plaisirs mondains, mais de travail et de pénitence ; que nous devons recueillir avec soin et faire fructifier la parole de Dieu et méditer la passion de Jésus. Que fait l’Eglise pour préparer immédiatement les fidèles à la pénitence du Carême ? Elle les convoque aux pieds de Jésus exposé au Saint-Sacrement le dimanche de la Quinquagésime, le lundi et le mardi suivants et fait les prières des Quarante heures. Que devons nous faire pour entrer dans l’esprit de l’Eglise avant le temps de Septuagésime ? Nous devons, si nous ne sommes pas en état de grâce, nous réconcilier avec Dieu, par une fervente confession, afin de rendre méritoire les œuvres que nous accomplirons pendant le temps de la Septuagésime. Nous devons aussi nous approcher plus fréquemment de la Communion et mettre un grand empressement à assister aux offices de l’Eglise. Media Vita, “au milieu de la vie” Cette époque liturgique est donc un prélude du Temps du Carême et une préparation éloignée à la fête de Pâques. Elle sert de transition à l’âme qui doit passer des joies du cycle de Noël à l’austère pénitence du Carême. Entre Noël et Pâques, elle caractérise bien le “milieu de la vie”, comme l’indique le magnifique répons grégorien du Media Vita : ℟. Au milieu de la vie, nous sommes dans la mort : quel secours chercher, sinon toi, Seigneur ? toi qui à bon droit es irrité de nos péchés : * Saint Dieu, Saint fort, Saint Sauveur miséricordieux, ne nous livre pas à la mort amère. ℣. En toi ont espéré nos pères: ils ont espéré et tu les as libéré. ℣. Vers toi ont crié nos pères: ils ont crié et ne furent pas confondus. ℣. Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit. Source essentielle : claves.org Plus d'informations encore sur ce temps ici .
par 183:916328429 30 janvier 2026
Accueil, écoute, accompagnement de femmes ayant connu un ou plusieurs avortements. Parce qu'il est possible de se relever après un avortement. Si vous êtes intéressée, ou si vous connaissez des personnes intéressées : vous pouvez soit contacter l'abbé Gillet par mail ou bien vous inscrire directement ici . Des dépliants se trouvent aussi sur le présentoir au fond de l’église Saint-Joseph de Colmar.
par 183:916328429 28 janvier 2026
Vendredi 6 février, de 20h à minuit. Merci de vous inscrire ! (Prochaine adoration nocturne : du mardi 17 au mercredi 18 février, pour se préparer au Carême !)
par 183:916328429 25 janvier 2026
par 183:916328429 21 janvier 2026
- Du 25 janvier au 2 février - Chers amis et soutiens, en ce début d’année, notre communauté sollicite un grand élan de prière pour éclaircir l’avenir de nos six diacres qui attendent le sacerdoce depuis plus de deux ans. Malgré l’engagement de Mgr Touvet et des progrès dans le dialogue avec les autorités romaines, la situation n’est toujours pas complètement débloquée. Les points de discussion concernent des éléments d’équilibre importants pour nous et prévus par nos statuts. Nous sommes confiants que le climat de dialogue voulu par Léon XIV permettra l’unité et la paix. En attendant nous sollicitons vos prières pour nos diacres éprouvés. Dans une attitude d’obéissance et de confiance dans l’Église, nous sommes certains de l’efficacité de la prière et nous vous proposons de participer à une grande neuvaine qui débutera le 25 janvier pour nous amener au 2 février . Pour recevoir le texte de la neuvaine, inscrivez-vous ainsi que les membres de vos familles sur le lien suivant :
par 183:916328429 17 janvier 2026
Samedi 7 février et samedi 7 mars 2026 - de 9h à 12h30 - 15 route des Vins à Sigolsheim Notez aussi les portes ouvertes du Collège Saints Louis & Zélie Martin à Strasbourg : samedi 31 janvier de 11h à 14h.
par 183:916328429 17 janvier 2026
4 jours de formation pour ceux qui cherchent des outils philosophiques pour pratiquer une véritable médecine hippocratique. Pour les médecins, infirmiers, psychologues, pharmaciens, sages-femmes... pour partager ses expériences et créer un réseau d'amitié.
par 183:916328429 17 janvier 2026
A Colmar, le samedi 14 mars 2026 - Ateliers Parent/Jeune - 14h-17h. Pour faire grandir la confiance en soi et aider le jeune (10-13 ans) à devenir un homme ou une femme libre.
16 janvier 2026
Pour tous les jeunes majeurs, du 13 au 15 février à Strasbourg ! Le temps d'un week-end, découvrir la joie de la mission et approfondir un thème spirituel.
15 janvier 2026
Du 18 au 25 janvier : prions spécialement pour l'unité des chrétiens. Que tous soient un. Plus d'informations ici sur le site du diocèse.